Bien vieillir et vieillir actif, quelles sont les interactions au quotidien ?

Comment les habitants seniors, les acteurs du domicile et de la ville et les dispositifs locaux construisent-ils des chaines d’interaction ? Quels effets manifestes et latents la démarche ville amie des aînés a-t-elle sur chaque partie prenante et sur les groupes constitués ?

Thibauld Moulaert, Maitre de conférences en sociologie à l’Université de Grenoble Alpes, intervenait jeudi 16 avril 2026 à la Catho de Lille. Le sujet de son intervention concernait la « Sociologie de l’action publique et la quête des intermédiaires du « bien vieillir ». Dans son exposé, il insistait sur l’importance de la participation du trio représenté par la personne âgée, le représentant de la ville et le facilitateur. Il évoquait également la nécessité d’engager des démarches participatives, concrètes et régulières. A ce sujet, il juge que les aînés peuvent être les garants de la pérennité de la démarche Villes Amies Des Aînés (VADA). Pour cela, ils doivent être pleinement au centre du projet.

La démarche Villes Amies des Aînés

Pour rappel, la démarche VADA est issue du « Global age-friendly cities », un engagement au niveau mondial :

« Le vieillissement de la population et l’urbanisation sont deux tendances mondiales. Ensemble, elles constituent des forces majeures qui façonnent le XXIe siècle. Parallèlement à la croissance des villes, la part de leurs résidents âgés de 60 ans et plus augmente. Les personnes âgées représentent une ressource précieuse pour leurs familles, leurs communautés et leurs économies. Pour cela, elles doivent bénéficier d’un cadre de vie adapté et stimulant. Le guide « Global age-friendly cities » a ainsi pour objectif d’inciter les villes à devenir plus accueillantes pour les aînés. Il s’agit bien de tirer pleinement parti du potentiel que représentent ces personnes pour l’humanité. »

En quelques mots, cette démarche favorise le vieillissement actif et citoyen, en plaçant les habitants comme acteurs au centre de la ville. 

Le banc public, pour un mieux-vivre et mieux-vieillir

Comment le banc public permet-il l’intermédiation ? En quoi ce lieu donne-t-il l’opportunité d’un contact social ?

Puis nous sommes entrés dans le vif du sujet avec une étude sur les bancs publics. A ce titre, les amoureux ne sont pas les seuls à les fréquenter. Il précisait de veiller à ne pas standardiser la représentation qu’on peut avoir d’un banc. En effet, celui-ci remplit des rôles différents en fonction des personnes qui les utilisent, des moments de la journée, de leurs emplacements, etc.

Un repérage des bancs a été réalisé sur un quartier. Ils ont été mentionnés sur un plan du quartier, lequel a été imprimé sur une carte « Gulliver » posée sur le sol. Les réactions des personnes qui découvraient ce plan à leur pied ont été recueillies et étudiées. De plus, des élus et techniciens ont participé à des entretiens semi-dirigés. Dans la continuité, les habitants, élus et techniciens ont participé à un parcours commenté. Le tout a permis de changer le regard sur les espaces publics. Mais, de plus, les recommandations ont été prises en compte pour les aménagements futurs.

beguinage compagnie Cie

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